
Les 3 conseils qui m’ont fait progresser
Cet article participe à l’évènement “Les 3 conseils qui m’ont fait progresser” du blog Aquarelle Créative. J’apprécie beaucoup ce blog, je l’ai découvert lorsque l’auteure m’a cité dans cet article qui liste 9 chaînes Youtube pour apprendre l’aquarelle en français. Mais quelle bonne idée !
Me voilà donc à réfléchir sur ces fameux 3 conseils à te donner, très cher.e lectrice/lecteur.
En préambule, je dois t’avouer que lorsque je suis « tombée » dans l’aquarelle, jeune adulte, j’ai beaucoup travaillé seule. J’ai donc reçu peu de conseil. Il n’y avait pas de réseau sociaux à l’époque, et oui ma bonne dame, ce n’était pas la même histoire ! Comment se passait mon apprentissage alors à l’époque ? Et bien, déjà je me suis jetée sur Aquarelle Magazine aussitôt qu’il a existé. Je reproduisait toute sorte de sujets, d’après mes observations ou photo et lorsque je reproduisait des aquarelles d’autres artistes, je le faisait avec des artistes très différents, pour ne pas m’enfermer dans le style d’un autre. Je savais déjà bien dessiner, j’ai donc beaucoup patouillé pour découvrir toute cette histoire d’eau et je suis allé visiter quelques expositions groupées.
Tout ça pour dire que je vais te donner des conseils que je donnerai, avec le recul, et non pas des conseils que j’ai reçu directement.
Conseil numéro 1
Ne pas faire l’impasse trop longtemps sur les exercices de base.
Bon, il faut se faire plaisir avant tout, nous sommes bien d’accord. Ne t’embête pas trop avec des exercices rigides si ce n’est pas son truc mais … ne les oublie pas définitivement. Tu pourras les délayer dans sa pratique, ça te fera faire des bonds.
Surtout ceux qui concernent les couleurs.
En effet, les exercices de type nuancier semblent fastidieux (moi j’adore, ça me relaxe) mais ils permettent de se sentir bien dans sa palette beaucoup plus vite, de connaître ses couleurs et de ne pas en racheter d’identique (je parle en connaissance de cause bien sûr).
De même, s’entraîner à refaire une roue des couleurs avec seulement les 3 primaires nous fait réaliser à quel point on peut se débrouiller sans couleurs superficielles / trop artificielles. Je n’adopte jamais de principe pour le principe en revanche, il faut être toujours dans le plaisir. C’est peut être ça le meilleur conseil en fait !
Et donc si on a envie d’acheter 45 tubes, pourquoi pas après tout ! Une couleur qui nous a fait de l’œil peut être aussi une bonne friandise pour un gourmand de l’aquarelle !
Malgré tout, si on y arrive sans travail, c’est qu’on y arrive pas vraiment.
c’est de moi
Conseil numéro 2
Apprendre à se lâcher.
Qu’il est difficile de se laisser aller au début de sa pratique! De laisser aller son poignée, de libérer son geste, de mélanger les couleurs. Par exemple, j’ai remarqué que l’on a parfois plus tendance à apprendre le dégradé et le lavis puis à l’appliquer qu’à expérimenter dans le mouillé, en tout cas au début.
Ce qui nous retient ? La peur de gâcher. Le coût du matériel. Et oui, ça peut être un budget l’expérimentation, malgré tout. Et la peur de rater, de faire quelque chose dont on ne soit pas fier. Je vois beaucoup de débutants qui s’excusent de ne pas « être à la hauteur ». Mais mon ami.e, surtout ne t’excuse pas d’être sur le chemin joyeux de l’apprentissage. Montre ton travail, qui est intéressant à chaque stade.
Quelques « ratés » spontanés seront beaucoup plus bénéfiques à ta pratique que des dizaines de reproductions consciencieuses et lentes de petits objets. Mais comme d’habitude, je dis ça mais si c’est ton truc, que tu ne veux peindre que ça, parce que c’est ce qui réchauffe ton petit coeur, fonce !
Et pour notre affaire de fierté, tu n’es pas ce que tu produis. Ne mets pas ton ego dans ton produit final. L’important c’est de progresser. D’oser toujours plus. Tu n’es pas une personne qui as produit ceci ou cela, tu es une personne qui découvre son style.
Je dois dire qu’en plus, et cela m’est sans doute personnel, les aquarelles « parfaites » m’ennuient. Une aquarelle réussie est celle dans laquelle je peux déceler la personnalité de l’artiste, celle dans laquelle je ressens « l’autre ».
Alors, on respire et on y va. Peu importe le résultat. La main a besoin de pratique pour comprendre l’eau.
Aime tout les résultats, aime le chemin !
c’est aussi de moi
Conseil numéro 3
Contrôler la quantité d’eau dans son pinceau.
Beaucoup plus facile à dire qu’à faire.
Pas mal d’artistes que j’ai pu voir en démo utilisent une éponge pour absorber l’eau de leur pinceau avant de peindre (par exemple, tu sais, ces éponges plate / lavettes de couleurs?). Ce qui multiplie les capacités de l’outil quand on y pense. Plus on laisse le pinceau sur l’éponge moins il y a d’eau. On peut également taper très rapidement sur l’éponge, dans ce cas, on enlève juste la « petite goutte » en trop et on récupère du contrôle. Pour ma part, j’ai essayé avec un tissu et une éponge mais j’ai une préférence marquée et peu écolo pour le papier jetable. Je ne sais pas pourquoi. Je pense que c’est ce qui me permet cette plus grande modularité, je peux voir facilement la quantité d’eau que j’absorbe. J’essaie de me soigner mais les habitudes sont dures à perdre.
Quoi qu’il en soit, c’est le meilleur conseil que l’on m’ait donné (visuellement) ou plutôt que j’ai « pris ».
Je le transformerai en : la quantité d’eau dont tu as besoin avec ton pinceau est variable selon l’effet recherché, contrôle donc cette quantité en touchant ton pinceau ou en laissant s’échapper une goutte sur une éponge, puis observe le changement que cela produit dans tes oeuvres.
Contrôle ton eau ou elle te contrôlera
Mais on aime aussi qu’elle n’en fasse qu’à sa tête, n’est ce pas?
Voilà, c’est tout pour les conseils que je me suis donné à moi même et qui m’ont fait progresser.
A bientôt dans l’amour de l’eau sur aquarelle créative ou ici ou sur Youtube !

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